Timbale
CollectionOctobre 2026
Lille, Elie Pacot,1706-1707
Avant la généralisation plus large du verre et du cristal, les familles aisées utilisent des timbales en argent pour la consommation de diverses boissons. Ce métal est apprécié aussi bien pour sa valeur esthétique et son prestige social que pour les qualités purifiantes qui lui sont attribuées.
La timbale est fréquemment offerte à l’occasion d’un baptême, souvent gravée avec le nom ou les initiales de l’enfant. Elle peut également figurer parmi les objets du trousseau d’une religieuse entrant au couvent.
De forme tulipe, le petit gobelet lillois, est orné dans le tiers inférieur d’une ceinture et de feuilles d’eau en appliques ciselées. Elle repose sur un piédouche godronné. Il est gravé d’un motif héraldique comportant des initiales. Le fond révèle nettement l’assemblage des différentes parties constitutives de l’objet.
L’orfèvre, Elie Pacot (1657-1721), est originaire de Bordeaux, où il effectue son apprentissage. La ville ayant déjà atteint le nombre maximal d’orfèvres autorisés, il s’établit ensuite à Lille. La date exacte de sa réception à la maîtrise reste inconnue, toutefois, le titre de maître-orfèvre lui est attribué dans les archives dès 1690.
Argent.
H 7 cm, Ø pied 4,6 cm.
Provenance : 1986, Legs J. D’Allemagne.
Inv. n° sda690.
Poinçons : sur le fond.
- Poinçon de ville : Fleur de lys couronnée.
- Poinçon de jurande : I couronné.
- Maitre-orfèvre : EP couronnées entre lesquelles une ancre.
L’objet est actuellement conservé dans les réserves.