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Domaine du Château de Seneffe

Rivières, bassins, grands ou petits, surmontés de jets d’eau ou de fontaines, cascades dévalant de faux rochers, canaux…autant d’histoires d’eau à raconter en contemplant la scénographie des parcs et jardins. Le Domaine de Seneffe ne fait pas exception et l’équipe de restauration s’est employée à restituer les plans d’eau présents dans le plan Lemire ainsi que le tracé de la rivière. Et même si les recherches archéologiques n’ont pas complètement élucidé la manière dont au XVIIIe siècle, on alimentait les bassins existants, elles ont quand même permis d’avoir une base pour la reconstruction des différents bassins et de restituer le cours d’eau qui serpentait dans le sous-bois.
L’aspect scénographique n’a pas non plus été négligé en jouant avec cet élément naturel, ô combien présent dans la nature « artificielle » créée au siècle des Lumières.

L’eau a depuis toujours une fonction à la fois utilitaire et décorative dans les parcs et jardins. Et le Domaine du Château de Seneffe ne fait pas exception. Ses premiers propriétaires, les Comtes Depestre, tout en sacrifiant aux modes de l’époque venues de France et d’Angleterre au XVIIIe siècle, ont su créer un espace naturel où tout un écosystème « intra muros » s’est développé. Différents bassins ont été construits devant les fabriques, des jets d’eau en animent certains, un étang crée une zone plus sauvage dans la partie dite « Brongniart » et une rivière suit les courbes et les pentes du terrain.

Ce sont des fouilles archéologiques, menées par les équipes de la Région wallonne, qui ont finalement permis de retrouver la trace du cours d'eau.

En effet, pour la rivière datant des environs de 1789, ce fut moins évident. A certains endroits du Domaine, on en retrouvait la trace de façon discontinue. C’est la présence d’argiles gonflantes sur 30 à 40 centimètres, et malheureusement pas de façon régulière qui prouve bien l’existence de celle-ci. En examinant le modelage du terrain, on constate que la pente en est très douce mais qu’à un endroit le dénivelé se révèle très important. Ce qui établirait que là, il y a eu un flux d’eau plus important. La rivière s’arrête de façon abrupte. Il faut noter qu’au fil des saisons, le débit est très variable. En hiver, le lit est rempli d’eau alors qu’en été, il est souvent tari.

Du sommet des buttes, dans la partie « Brongniart », le visiteur découvrira la rivière, dont la source se situerait près de la grille du moulin brûlé, soit dans la zone complètement à l’arrière du Théâtre. C’est d’ailleurs en observant le terrain qu'on a retrouvé le tracé du cours d’eau.

 La restauration de la rivière a donc été faite afin de parvenir à une cohérence paysagère et historique. On met en place un réseau hydraulique général qui tient compte des impératifs de gestion et d’entretien du Parc.